Harry Potter et Les Reliques de La Mort : Un dernier coup de baguette et puis s’en va…

La fin est là, ne reste plus que deux heures et dix minutes de bonheur à partager avec tous les personnages qui nous auront fait rêver durant un peu plus de dix années. La saga ferme définitivement ses portes mais l’univers de J.K Rowling restera toujours en nous et nous pourrons être fiers de dire à nos enfants que nous y étions,que nous y avons participé. « Harry Potter et Les Reliques de la Mort 2ème partie » file à toute allure et ne nous laisse que très peu de temps pour prendre conscience que c’est déjà fini. Le logo Warner Bros arrive sur nous pour la dernière fois, Poudlard nous ouvre ses portes pour la dernière fois, la musique éponyme de la saga résonne pour la dernière fois, quelques derniers coups de baguettes retentissent et le trio se tient la main pour la dernière fois. Puis c’est la fin… Harry Potter s’en va et nous laisse sans voix, les yeux humides pour certains, la gorge serrée pour d’autres. Les derniers applaudissements fusent dans la salle et la sortie se fait lentement, dans une ambiance déjà très nostalgique. Encore une fois – et cette fois pour la dernière – ils ont fait fort, même très fort. Le doute n’est plus permis, c’est la fin. Et quelle fin!

Cette dernière partie reprend là ou l’autre s’était achevée. Harry Potter rend hommage à son ami Dobby au beau milieu d’un cadre magnifique et tout recommence, pas le temps de respirer. La chasse aux Horcruxes démarre en trombe. Nos héros se rendent à Gringotts pour découvrir le secret du coffre de Bellatrix Lestrange et s’enfuient sur le dos d’un puissant dragon. Tout s’enchaîne très vite et les revoilà déjà à Poudlard, l’école nous avait drôlement manqué ! Mais les choses ont bien changées. Au sein du château, l’atmosphère dominante est celle de la crainte, de la discipline et de la soumission. Poudlard n’est plus un lieu sûr et l’on ne s’y sent plus chez soi. Pas le temps de parler, il faut achever la tâche que Dumbledore avait lancée, peu avant de mourir dans la salle d’astronomie un an auparavant. En passant par la Salle sur Demande ou encore par la Chambre des Secrets, nous reverrons une dernière fois les lieux qui ont marqué les anciens épisodes. Mais la bataille s’annonce plus destructrice que jamais. Le professeur McGonagall réveille les statues du château et lance des sortilèges pour protéger ce dernier. Mais cela ne suffira qu’à repousser l’ennemi de quelques minutes.

Très vite, Voldemort pulvérise l’enveloppe protectrice de l’école et la bataille commence. La caméra s’enflamme et virevolte en suivant la traînée noire des Mangemorts. Poudlard devient le siège d’explosions, de sorts qui fusent dans tous les sens et le nombre de morts s’accroit de manière exponentielle. Les scènes de bataille sont magnifiques. Elles sont courtes, visuellement parfaites, on n’en fait pas de trop. Le spectacle est agrémenté d’une musique puissante qui donne rapidement le frisson. L’issue de cette lutte entre le Bien et le Mal est déjà connue de tous les lecteurs, nous n’en dirons tout de même pas plus. La scène cruciale, palpitante, arrive vite et succède à des moments particulièrement émouvants. Nombreux seront ceux qui sortiront les mouchoirs ! Le professeur Rogue est au centre de cet épisode et la prestation d’Alan Rickman est grandiose. L’acteur arrive à nous émouvoir avec un simple regard et réalise, à lui tout seul, la meilleure scène de toute la saga. Ce personnage aura suscité de nombreuses curiosités et nous réserve des révélations bien plus intenses que ce que l’on aurait pu imaginé. L’épisode prend alors une tournure à la fois épique et tragique, le spectateur en aura le souffle coupé.

On sent que l’équipe s’est donnée à fond. Le jeu des acteurs, les effets visuels, les décors, la musique, le scénario, la réalisation. L’ensemble gagne en intensité et en émotion, l’ensemble gagne en tout. Difficile de trouver un point à redire. Certaines modifications par rapport au roman peuvent être remarquées mais elles apportent plus au film qu’elles ne le desservent. On soulignera aussi l’importance faîte aux clin-d’oeils. C’est un plaisir de retrouver Emma Thompson en Sybille Trelawney durant quelques secondes alors qu’on la savait occupée par un autre tournage ainsi que d’autres personnages secondaires comme Cho Chang ou Lavande Brown, retrouver les farfadets du deuxième épisode ou encore le chocogrenouille sur la vitre du Poudlard Express lors de la dernière scène du film rappelant fortement le premier opus. Cette dernière était d’ailleurs attendue de tous. Sans être parfaitement réussie, elle clôture avec brio une oeuvre d’art cinématographique qui, une fois de plus, marquera des générations. Difficile de dire au revoir à ce monde à nul autre pareil. Un monde où règne magie, noirceur et enchantements, un monde où l’amour, l’amitié et le courage sont les maîtres mots, un monde qui aura grandi avec nous…et qui, au final, nous reflète plutôt bien.

J.K Rowling l’a écrit ; Chris Columbus, Alfonso Cuaron, Mike Newell et David Yates l’ont transposé à l’écran. Sept épisodes haletants, qui sont devenus des classiques du genre – voire des classiques tout court –  et qui nous auront fait rêver durant plus de 10 ans. Une oeuvre d’art ou plutôt même un chef d’oeuvre qui s’achève ici en apothéose. Nos attentes sont largement dépassées. C’est un spectacle parfaitement maîtrisé, riche en émotions et suspens. Un univers inépuisable qui restera unique et indispensable. C’est vrai, Harry Potter s’en va aujourd’hui, une page se tourne. Mais c’est le début d’autre chose. Nous continuons de vivre avec cela et nous sommes fiers d’avoir vécu une telle aventure, de s’être identifiés à des personnages aussi charismatiques qui au fil du temps sont devenus nos amis et qui le resteront jusqu’à la toute fin et d’avoir exploré un monde aussi envoûtant où il était si facile de se sentir comme chez soi. « Harry Potter » nous aura apporté du réconfort, nous aura consolé quand cela n’allait pas, nous aura littéralement transporté ailleurs et fait avaler des romans de près de 1000 pages sans jamais avoir peur d’abandonner. « Harry Potter », c’est toute notre enfance, une partie de nous. Merci…

16/20



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4 réflexions sur “Harry Potter et Les Reliques de La Mort : Un dernier coup de baguette et puis s’en va…

  1. Pingback: TOP 2011 « En Tête d'Affiche

  2. 18/20 pour ça…Evidemment tous les goûts sont dans la nature. Pour quelqu’un qui recherche des effets spéciaux, du visuel, ok. Mais enfin, rendre un film sombre en jouant uniquement sur la photo, ne pas travailler l’émotion palpable des personnages principaux dans ce dernier tome (pourtant très décevant par rapport aux autres), laisser le personnage de Rogue joué par un acteur de ce calibre au rang de faire valoir,… j’en passe et c’est pour moi un 8/20 déjà bien payé.
    Cela fait 4 épisodes qui ont été gachés dans cette remarquable saga littéraire et on préfère les effets spéciaux au plus difficile travail d’acteur (Radclife est toujours pitoyable mais bon, il est sauvé par ses comparses) sur les doutes qui s’emparent du héros, sur la relation difficile de Ron et Hermione, sur une McGonagal qui ronge son frein, sur un Rogue qui voit en Harry bien plus qu’un élève, un frère de Dumbledore qui sait bien des choses…. Le réalisateur n’avait plus l’excuse du format de 2h30 cette fois pour des romans très riches à « convertir » à l’image.
    Bref, c’est un popcorn movie et on oubliera très vite ces films dans 10 ans au contraire de classiques de la SF, de l’heroic fantasy.

  3. Pingback: Adieu Dobby | Lutins, gnomes, trolls et Cie

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